Semer les Graines du Changement dans le Monde Rural
Quant on pense aux initiatives de bonne gouvernance et d’éducation civique, ce n’est pas forcément aux activités agricoles qu’on pense d’abord. Et pourtant, c’est ce qu’a essayé de faire une ONG égyptienne en plantant des graines pour changer les mentalités des gens.
Forte de son expérience avec les fermiers et consciente de l’absence de leurs vois politiques, le Centre Egyptien de la Terre et de Droits de l’Homme (LCHR) s’est donné pour mission de défendre les droits des fermiers et de stimuler le débat public autour des fermiers dont le rôle reste de taille dans les économies de la plupart des pays arabes.
Forte de son expérience avec les fermiers et consciente de l’absence de leurs vois politiques, le Centre Egyptien de la Terre et de Droits de l’Homme (LCHR) s’est donné pour mission de défendre les droits des fermiers et de stimuler le débat public autour des fermiers dont le rôle reste de taille dans les économies de la plupart des pays arabes.
Alors que l’agriculture reste la principale source de revenues dans ces pays –avec près de la moitié des populations arabes vivant en milieu rural- les fermiers ont rarement été impliqués dans le processus politique. En effet, peu de responsables politiques, surtout à l’échelle nationale, font des efforts pour les consulter, avoir leurs conseils, ou encore placer leurs soucis dans les priorités de leurs gouvernements.
LCHR n’a cessé de travailler dur pour changer le paysage du monde rural. Soutenue par une mini-subvention de MEPI, cette ONG s’est engagée dans un programme visant à soutenir les droits politiques, économiques et sociaux des fermiers en renforçant leur sensibilisation, la défense de leurs droits, et en accentuant le débat public sur les affaires agricoles.
Pour parvenir à cet objectif, la LCHR organise des ateliers sur des thèmes relatifs aux droits des fermiers et le Parlement Egyptien, le Rôle de la Société Civile dans le soutien des Ruraux, et les Accords Commerciaux et leurs Impacts sur les Droits Individuels. Ces cours sont organisés dans quatre gouvernorats ruraux à travers le pays afin d’optimiser la propagation de l’information.
En adoptant une approche proactive, le LHCR a entrepris plusieurs actions en justice pour le compte de fermiers contre des autorités locales, des industriels, ou des propriétaires ayant violé les droits des fermiers ou des citoyens ruraux. Ces actions concernent principalement des conflits sur les terres, des problèmes d’irrigation ou encore des insecticides vendus après leurs dates limites. Bien qu’hésitantes aux début, les autorités égyptiennes ont commencé à prendre ces actions en considération, surtout après que les médias ont commencé à mettre la lumière sur les activités de u LCHR.
La prochaine action prévue dans le cadre de la subvention octroyée par MEPI est la production de six publications sur les droits des fermiers afin de mieux sensibiliser le grand public. Ces guides seront distribués à des associations rurales, des groupes de la société civile ainsi qu’à des parlementaires.
Au bout du compte, le LCHR ne vise pas simplement à éduquer les fermiers, mais aussi à leur montrer qu’en étant plus actifs dans le processus politique, leurs voix pourront finalement être entendues.