Un Nouveau Centre de Transition Démocratique
Avec le lancement de la Chaire de Transition Démocratique, qui a suscité l’intérêt de plusieurs universités, le Centre Kawakibi de Transition Démocratique (KADEM) continue à renforcer la société civile arabe à l’échelle régionale.
Crée en 2006, KADEM rassemble les expériences et le savoir-faire de plus d’une centaine d’organisations non gouvernementales (ONG’s) de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord (MENA), tout en produisant une génération d’activistes parfaitement rodés en matière de communication, de notions démocratiques, de justice de transition, e de changements non-violents.
Grâce à une mini subvention de MEPI, KADEM a pu mener ses opérations, développer une stratégie et des documents de travail pour sa première année, et créer la Chaire Kawakibi pour les Etudes de Transition Démocratique, la première du genre dans le monde arabe.
« Nous contribuons à la construction d’un avenir démocratique pour le Monde Arabe » a dit Mohsen Marzouk, Coordinateur de KADEM, au terme d’une réunion avec de principaux acteurs de la société civile organisée en Jordanie au cours du mois de juin dans le but d’élaborer des stratégies de planification pour le prochain Forum pour le Futur, ainsi que pour finaliser la Chaire Kawakibi de Transition Démocratique.
Basée à l’Université de Marrakech au Maroc, et en collaboration avec quatre autres universités arabes et plusieurs ONG arabes de renom, la Chaire se propose d’élaborer des cursus et des formations pour le renforcement de sociétés démocratiques, et qui donneront lieu à un Master spécialisé en Transition Démocratique.
Lors d’une réunion préparatoire tenue au mois de mars à Rabat au Maroc, les participants ont défini l’objectif de la Chaire comme suit : « institutionnaliser les processus de transfert et d’apprentissage de la culture de transition démocratique dans la région MENA ; faciliter le partenariat et la coopération entre les groupes de la société civile et les universités ; et développer les compétences professionnelles nécessaires à la société civile pour interagir efficacement avec les structures étatiques », selon le communiqué de presse publié par l’ONG No Peace without Justice (Pas de Paix sans Justice, NDRL).
En développant cette nouvelle Chaire, le communiqué a ajouté que : « les acteurs de la région apprendront les concepts et la méthodologie nécessaires qui leur permettront d’analyser les problèmes relatifs au changement démocratique dans leurs pays et de proposer ensuite des solutions alternatives adaptées à leurs propres contextes ».